mardi 1 décembre 2009

Mise en valeur d'un fonds photographique : l'oeuvre de Fernand Watteeuw


Les Archives départementales de l'Oise proposent une intéressante mise en valeur d'un fonds photographique grâce, entre autres, à un site internet. Celui-ci est lié à un programme de valorisation de l'oeuvre du photographe Fernand Watteeuw (1913-2003), après cinq ans de travail sur le fonds. Un site internet donc, mais également plusieurs expositions. Vous pouvez encore voir jusqu'au 20 décembre 2009 l'exposition consacrée aux rapports du photographe avec l'archéologie, ainsi que celle présentée aux Archives jusqu'au 30 avril 2010.


Je trouve ce site réussi pour plusieurs raisons : son design attrayant (notamment la page d'accueil) ainsi que le double objectif qui est de permettre une recherche précise sur ce fonds ("Inventaire") et d'encourager une découverte plus libre ("Les galeries" et la "Visite ludique"). Concernant la Visite ludique, plusieurs idées sont à relever, comme celle de situer sur une carte de Beauvais les photographies d'un certain nombre de bâtiments et lieux, photographies qui nous montrent à chaque fois "l'avant" et "l'après" bombardement. Le résultat est assez saisissant. L'aspect vraiment ludique apparaît avec les effets visuels (bulles, diaporamas, album à feuilleter...) et sonores. Des effets qui ne font pas gadgets mais permettent une découverte vraiment attractive de ce photographe, dont la connaissance pourrait rester limitée à quelques amateurs. Des initiatives comme celle-ci permettent justement, je trouve, de mettre en valeur des richesses locales auprès d'un public un peu plus large.

dimanche 22 novembre 2009

Musées : exclusions et solidarités (journée d'étude)


Je parlais dans le billet précédent des limites de l'accès au musée et plus généralement à la culture. Une journée d'étude sur un thème qui ne me paraît pas si fréquemment abordé dans le monde des musées est organisée mercredi prochain à Paris (le 25). Le thème est donc "Musées : exclusions et solidarités".


L'initiative en revient à la FEMS (Fédération des Ecomusées et des Musées de Société) et vous pouvez avoir accès ici, pour un premier aperçu, à un texte de présentation et à une synthèse de questionnaires envoyés à des musées. A noter dans le programme, la participation d'une représentante du réseau culture d'ATD Quart Monde. Je ne pourrai pas y assister mais si par hasard un lecteur de ce blog suit la journée, qu'il n'hésite pas à donner ses impressions !

dimanche 15 novembre 2009

Interview (musée et numérique)


L'interview d'André-Yves Portnoff, proposée sur le site d'Archimag, est consacrée aux liens entre numérique et musée. La question est envisagée d'un point de vue économique, en lien avec le développement touristique.


J'adhère notamment à l'idée de développer les collaborations entre les sites et de ne pas "plaquer du numérique sur l'existant". D'autres aspects développés dans l'interview m'interpellent plus. A la question de savoir si la visite virtuelle peut faire renoncer à la visite physique, M. Portnoff répond : "Au contraire, les quelques études sur le sujet démontrent l’inverse. Les internautes qui fréquentent le plus les sites web sont aussi les visiteurs physiques les plus assidus. (...)". Ainsi, comme dans le débat sur la gratuité, on peut mettre en avant que les visiteurs les plus avertis profitent de ces nouvelles manières d'aborder le musée, comme ils profitent de la gratuité pour renforcer une pratique déjà acquise.


Nous sommes encore bien loin de l'élargissement à de nouveaux publics. Je me demande s'il est justement possible grâce au Web de toucher de nouveaux publics ou si seule une refonte des politiques culturelles actuelles serait à même d'y arriver ? Peut-être l'utilisation du Web peut-elle y contribuer, si cela s'inscrit justement dans une politique globale ? La gratuité par exemple ne peut remplacer à elle seule une politique culturelle qui montrerait à d'autres publics l'intérêt qu'il y a à visiter un musée ou simplement le fait que ce lieu ne leur est pas fermé. Autrement dit une politique qui favoriserait l'éducation culturelle et la curiosité pour un public large.


Concernant le rôle du visiteur, les pistes sont intéressantes (notamment pour améliorer le multilinguisme des sites), même si je continue à penser que la validation par un professionnel reste indispensable. On rejoint un peu le débat sur Wikipédia et autres expériences collaboratives. Si je reprends le propos de M. Portnoff, à savoir "qui mieux qu'un visiteur averti peut taguer une œuvre dans sa langue ?", j'aurais quand même tendance à répondre : des professionnels qui auraient reçu une formation en langues appliquée à leur domaine. Or, il est sûr que cela demande aussi certains investissements financiers.

mercredi 11 novembre 2009

Expositions virtuelles de la BnF


Je souhaite parler d'un exemple de réalisations en ligne que j'apprécie beaucoup, à savoir les expositions virtuelles de la BnF. Depuis plus de dix ans, ces expositions virtuelles, généralement liées aux expositions temporaires organisées sur place, permettent de se documenter de manière très complète sur un certain nombre de thématiques. Elles sont regroupées à cette adresse, les galeries (livre et littérature, histoire des représentations...) donnant accès à chacun des mini-sites.


Ces expos virtuelles rassemblent des ressources multimédias et sont conçues de manière très pédagogique. Vous y trouverez, outre une présentation de l'exposition, des développements thématiques et des repères pour comprendre le contexte, situer les oeuvres de manière plus large. Elles présentent donc un intérêt à part entière, que l'on visite l'exposition à la BnF ou non.


En ce moment, deux expositions virtuelles accompagnent les expositions présentées à la BnF, que vous pouvez visiter jusqu'au 24 janvier 2010 : "La légende du roi Arthur " (à noter, pour les visiteurs de l'expo équipés d'un lecteur mp3 : la possibilité de télécharger une visite guidée sonore, que vous pouvez écouter pendant la visite) et "Michael Kenna" (photographe de paysages).